Son activité scientifique en France

<em>Des formes de la conjugaison en égyptien antique, en démotique et en copte</em>

Maspero, Gaston, Des formes de la conjugaison en égyptien antique, en démotique et en copte, Bibliothèque de l'École des hautes études. Sciences philologiques et historiques ; sixième fascicule,  Paris, A. Franck, 1871, 1 volume, 123 p.
Cote : S E a 4 (1- 6) 8° 

En 1867, une parenthèse uruguayenne s’ouvre dans la biographie de Gaston Maspero. Il travaille sur le quichua, puis se voit proposer une chaire de grammaire comparée à l'Université de Montevideo. Mais la raison l'emporta : du fait de circonstances réunies (une situation politique et sanitaire compliquée en Uruguay, l'implication politique de son hôte, les encouragements de ses proches et amis à reprendre une activité scientifique en France, son goût pour l'égyptologie), Gaston Maspero décide de quitter l'Amérique.
Fondée en 1868 par Victor Duruy, l’École Pratique des Hautes Études proposait un enseignement d'égyptologie (archéologie et langue égyptiennes), confié à  Emmanuel de Rougé, auquel Gaston Maspero avait été présenté quelques années auparavant et qui l'avait encouragé à continuer dans la vocation qui était la sienne. Le tenant dans une grande estime et  souhaitant l'avoir à ses côtés, Emmanuel de Rougé lui confia un poste de répétiteur. Quatre années plus tard, Gaston Maspero soutenait ses deux thèses à la Facultés des Lettres de Paris : l'une consacrée au Genre épistolaire chez les anciens égyptiens, et l'autre intitulée De Carchemis oppidi situ et historia antiquissima. La faculté évaluait pour la première fois cette science nouvelle, dont le premier essor était dû aux découvertes de Champollion qui l'avait fait entrer au Collège de France en 1831. Les enseignements d'Emmanuel de Rougé, qui professa au Collège de France de 1860 à 1872, contribuait aux progrès considérables de cette discipline dans la deuxième moitié du 19e siècle. À la mort d'Emmanuel de Rougé, la chaire fut laissée vacante. L'assemblée de professeurs pensa confier cette chaire à Gaston Maspero, alors âgé de vingt-six ans. Le ministre, frileux devant son jeune âge, préféra le nommer, dans un premier temps, chargé de cours. Un an plus tard, fort de sa formation normalienne et ayant fait ses preuves, il fut titularisé : il occupa la chaire d'égyptologie du Collège de France pendant quarante-quatre années, entrecoupées de plusieurs séjours scientifiques en Égypte.

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