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Émile Durkheim. Ses années normaliennes dans les archives de la bibliothèque

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Le centenaire de la disparition d'Émile Durkheim (1858-1917) est l'occasion de retracer le parcours et l’œuvre de l'un des pères fondateurs de la sociologie.
Normalien (1879 L), agrégé de philosophie (1882), Durkheim constitue au fil de ses écrits, enseignements et collaborations scientifiques, l'école française de sociologie et contribue à l'institutionnalisation de cette nouvelle discipline dans le champ des études universitaires françaises.

La bibliothèque d'Ulm-Jourdan rend hommage à Émile Durkheim et expose, dans le cadre de son Livre du mois, des documents d'archives témoignant de son passage à l’École normale et à la bibliothèque. Elle vous propose une bibliographie réunissant oeuvres et études critiques, à votre disposition dans les bibliothèques Ulm LSH et Jourdan, ou en ligne.

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Exposition « Tack så mycket Kastler* : le discours du Nobel à la lumière de ses archives »

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En 1966, Alfred Kastler recevait le prix Nobel de physique pour la découverte et le développement d’une méthode permettant de contrôler l’état des atomes à l’aide de la lumière, intitulée le pompage optique. Pour commémorer le cinquantenaire de l’attribution de ce prix, le laboratoire Kastler Brossel (CNRS/ENS/UPMC/Collège de France) a organisé une série d’événements de juin à décembre 2016.

C'est dans ce cadre que s'est inscrite l'exposition proposée la Bibliothèque des Sciences expérimentales (BSE) et le Centre documentaire du CAPHÉS, à la BSE, au 29 rue d'Ulm (1er étage à gauche), du 10 octobre au 23 décembre 2016.

Une version numérique enrichie de cette exposition vous est désormais accessible en utilisant le pavé de navigation situé sur la droite de votre écran.

Bonne visite !

 

 

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Gaston Maspero : un égyptologue à l'épreuve

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A l’occasion du centenaire de sa mort, la bibliothèque Ulm-Jourdan retrace le parcours de l'égyptologue Gaston Maspero (promotion 1865 L), autour de ses travaux d'historien et de philologue, conservés dans ses collections.

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La bibliothèque avant la bibliothèque : aux origines du lieu et des collections

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De sa création vers 1810 à l’arrivée de Lucien Herr à sa direction en 1888, la bibliothèque de l’École normale connaît des décennies mouvementées, à l’image de son environnement politique, académique et intellectuel.

Nomade dans les premières années du siècle, elle suit l’École dans ses pérégrinations, du collège du Plessis au séminaire du Saint-Esprit, tout en partageant une histoire commune et forte avec la bibliothèque de l’Université de Paris. Son essor remarquable sous la monarchie de Juillet sera couronné par son installation rue d’Ulm dans cette salle, en 1846. Commence alors à se dessiner la physionomie que nous lui connaissons aujourd’hui : son organisation et son fonctionnement se professionnalisent ; ses collections se développent considérablement, en particulier en direction des classiques et de l’érudition allemande. Et une constante demeure : le lien intime, personnel, entre les lecteurs – élèves et enseignants – et la bibliothèque, lieu privilégié d’accès au savoir et cœur vivant de la communauté normalienne.

La marquise Arconati Visconti et la bibliothèque du château de Gaesbeek

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Fervente républicaine, Marie Peyrat (1840-1923), fille du journaliste et sénateur Alphonse Peyrat, avait rencontré son futur époux, le marquis Arconati Visconti, sur les bancs de l’École des chartes. Veuve en 1876, elle dispose de la fortune des Arconati Visconti pour soutenir l’enseignement supérieur français : elle finance la construction des instituts de géographie et d’art et d’archéologie de la Sorbonne et la création de prix et chaires. Dans son salon, la marquise reçoit hommes politiques, érudits et intellectuels ; elle y soutient notamment la cause d’Alfred Dreyfus, avec lequel elle échange une longue correspondance.

De la famille Arconati Visconti, elle hérite du château de Gaesbeek, près de Bruxelles. La bibliothèque qu'elle y réunit est riche de plus de 7000 volumes. Il est probable qu’au décès de la marquise, Gustave Lanson, l’un de ses exécuteurs testamentaires et directeur de l’École normale, ait prélevé une partie des collections pour la bibliothèque de l’École. Ces 700 livres, actuellement consultables à l'ENS, reflètent les réseaux et centres d’intérêt de la marquise et de son père. Ils font aussi écho à l’histoire de la famille Arconati Visconti : riche en éditions romantiques et guides de voyage, cette collection éclaire le contexte culturel du Risorgimento.

Cette présentation accompagne l’exposition organisée au Musée des arts décoratifs « Marquise Arconati Visconti. Femme libre et mécène d’exception » jusqu’au 15 mars 2020.

La correspondance et les carnets de la marquise, conservés par la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, ont été numérisés en 2019 et sont consultables en ligne sur NuBIS. La BIS consacre une exposition virtuelle à la marquise.

Les leçons littéraires de l'Ecole de l'An III

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Pour prolonger les échanges et la réflexion autour de la récente parution aux Editions Rue d'Ulm du Tome 5 des Cours de l'École normale de l'an III : "Une institution révolutionnaire et ses élèves", la bibliothèque d'Ulm met en ligne cette exposition virtuelle mettant en valeur les plus belles pages qu'elle conserve des cours littéraires de l'An III.
L'exposition sur place, dans le hall de la bibliothèque et dans la grande salle de lecture, se prolonge jusqu'au 6 janvier 2017.

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Paul Vidal de la Blache (1845-1918)

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À l’occasion du centenaire de la disparition de Paul Vidal de la Blache, la bibliothèque Ulm-Jourdan rend hommage en 2018 au fondateur de l’école française de géographie : cette exposition virtuelle met en lumière la figure de savant qu’il incarna, à la fois très originale et archétypique de la IIIe République, des années 1870 à la Grande Guerre.

Normalien (1863 L), agrégé d’histoire et de géographie, Vidal de la Blache contribue en effet par ses recherches et publications à l’émergence d’une nouvelle géographie, s’inspirant des pratiques des sciences de terrain et empruntant  à l’écologie naissante ses modèles de relations entre les communautés vivantes et leur environnement naturel. Savant et pédagogue, il fait entrer cette géographie nouvelle à l’école, où elle devient une discipline emblématique de la IIIe République. Maître de conférences à l’École normale à partir de 1877, sous-directeur de la section lettres de 1881 à 1898, puis professeur de géographie à la Sorbonne, il marque durablement plusieurs générations d’élèves, qui feront le dynamisme de l’école « vidalienne » de géographie française. Au-delà des emblématiques cartes murales destinées à l’enseignement, il est l’auteur d’une œuvre peu abondante mais diverse, explorant le monde ancien comme la vie moderne. Fondateur et figure tutélaire d’une géographie humaine qui irriguera les travaux de recherche en sciences humaines et sociales jusqu’au milieu du XXe siècle, son œuvre revisitée fait l’objet de débats toujours actuels.

Conjointement, la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne et l’équipe E.H.GO de l’UMR Géographie-Cités ont mis en ligne les trente-trois carnets manuscrits de Vidal de la Blache numérisés, accompagnés d’une exposition virtuelle.

Bibliographie :

Marie-Claire Robic et Nicolas Ginsburger, Paul Vidal de la Blache (1845-1918) : bibliographie sélective, Bibliothèque Ulm-Jourdan, décembre 2018.

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